Les malouins inventent :

 

L’épidémie de Covid-19 qui touche la France a forcé les bénévoles du comité de Saint-Malo à adapter leurs pratiques de solidarité.

Le Secours populaire de Saint-Malo est situé Pôle Surcouf, dans un ancien collège où sont regroupées de nombreuses associations. A l’annonce du confinement le 16 mars, leurs locaux ont fermé. Les bénévoles ont sollicité la Mairie, qui a répondu favorablement, pour rouvrir et assurer une permanence d’accueil par semaine.

La reprise de l’activité a obligé les bénévoles du comité à se réorganiser afin de respecter toutes les mesures sanitaires et les gestes barrière. Pour la distribution de colis alimentaires et de produits d’hygiène, les personnes doivent attendre dehors en respectant la distance de sécurité, puis ils entrent un par un dans le local où des bénévoles leur donnent un colis préparé à l’avance. Celui-ci peut être complété par quelques produits supplémentaires si la personne en exprime le besoin. Une fois le colis récupéré, un mot et un sourire échangé, les personnes quittent le local par une autre porte. Une bonne manière d’éviter les contacts physiques et de prendre des risques.

En parallèle de la distribution dans le local habituel, le comité de Saint-Malo s’est mis en lien avec les travailleurs sociaux de la ville, mais également des communes alentours. Ainsi, des portages de colis à domicile ont été effectués pour les personnes trop fragiles ou ne pouvant se déplacer. Cette attention particulière auprès des personnes vulnérables est indispensable dans ce contexte, pour maintenir le lien social et moral.

Le comité a décidé, comme dans les autres structures du département, de ne pas demander de participation financière aux personnes pendant la durée du confinement. Chaque semaine, ce sont entre 50 et 70 foyers qui viennent s’approvisionner auprès du Secours populaire de Saint-Malo.

Depuis peu, les habitants sont également mobilisés. Le comité a fait un appel aux dons alimentaires dans la presse, et a mis en place une procédure d’accueil de ces dons. Les familles repartent ainsi avec des produits variés d’une semaine à l’autre.

De nouveaux partenariats sont aussi développés, comme avec un restaurateur malouin, un agriculteur de Saint-Coulomb qui a donné des légumes, et un pêcheur qui a cédé une partie de ses invendus en fruits de mer. De quoi ravir les papilles des familles aidées par le comité !

La mobilisation ne faiblit pas, bien au contraire, ce qui est une source de motivation supplémentaire pour toute l’équipe de bénévoles.